Des villages fortifiés marqués par l'activité viticole
Avec la guerre de cent ans, les villageois de Limagne dont les résidences étaient proches des principales voies de circulation se sont trouvés particulièrement exposés au passage des armées régulières et des bandes de mercenaires désoeuvrés. Cette insécurité a encouragé le regroupement des habitations à l'intérieur de remparts édifiés pour l'occasion et organisés autour d'un château, d'une église, ou d'un site naturellement défensif. Aujourd'hui, chaque village porte les marques de ces fortifications qui, si elles ont parfois été adaptées ou détruites dans les aménagements successifs, n'en continuent pas moins d'imposer leur présence au coeur du bourg.
Corent
580
habitants - Alt. 500 m - 258 hectares
Bâti sur le versant oriental du plateau du même nom, le village de Corent doit l'essentiel de sa renommée à ses vins rosés. Les vignes partent à l'assaut des côteaux et le bourg, jalonné de nombreuses caves, s'est structuré autour de l'activité viticole. La visite de la cité se fait à travers un dédale de petites rues ajoutant au pittoresque du site. L'église est orientée au nord sans doute par manque de place disponible pour ce monument.
Nombre de maisons présentent l'architecture typique des maisons vigneronnes auvergnates. Le village domine nettement la vallée de l'Allier et surplombe ses méandres et les différents ponts qui l'enjambent. C'est un spectacle à la hauteur des ambitions des amateurs les plus exigeants. Au dessus des habitations s'étend le plateau, table basaltique résulant d'une ancienne coulée de lave.
Il n'y a qu'une fois sur place qu'on se rend compte de la grande étendue du site (60 hectares). En s'y promenant, c'est l'impression d'être isolé du monde qui prévaut. Les Arvernes ne s'y sont pas trompé puisqu'ils y édifièrent un oppidum (forteresse gauloise) très peuplé au Ier siècle avant JC.
Les Martres de Veyre
3 994 habitants - Alt. 364 m -
928 hectares
Les nombreux services et commerces, le collège et la gare SNCF font de la ville un centre important du Gergovie Val d'Allier. Située sur la rive gauche de l'Allier, la commune a bénéficié, au cours du XIXème siècle, du commerce fluvial qui partait du village de Saint-Martial aujourd'hui oublié. C'était l'époque du vin et du charbon transportés vers le nord et Paris à bord de barques à fond plat, les " sapinières ".
Plus tard la ville a occupé les rives de la Monne et s'est équipée de nombreux moulins dont certains sont encore visibles aux pieds de maisons bâties pratiquement sur l'eau.
Les plus étonnants furent les moulins à souffre qui traitaient la matière première venue d'Italie pour servir la viticulture. Le vieux bourg autour de son église garde l'aspect d'autrefois, témoignage d'une structure fortifiée qui permet une visite enrichissante. La Maison du Patrimoine, récemment réhabilitée, abrite aujourd'hui les archéologues travaillant sur l'oppidum de Corent.
L'Allier à proximité est un lieu de loisirs et de ballades, ou de villégiature pour les adeptes du camping. On y rencontrera facilement des pêcheurs, des randonneurs et sur l'eau peut-être des canoës. Plusieurs sources minérales, dont certaines sont réputées pour leurs vertus médicinales, affleurent aux abords immédiats de la rivière. La plus connue est sans contese la source des Saladis, déjà fort appréciée aux temps de la Reine Margot.
1 832
habitants - Alt. 420 m - 905 hectaresMirefleurs

Autrefois appelée "Châteauneuf", la commune doit son nom actuel à l'émerveillement d'un comte d'Auvergne qui, devant une belle floraison de printemps en l'an 1470, priait ici ses compagnons de "mirer ces fleurs" .
Etalée dans un amphithéâtre naturel entre les puys de Saint Romain et celui de Saint André, elle baigne ses pieds dans l'Allier et domine de la tête la plaine et le bassin alluvial. Le pont unissant Mirefleurs à sa voisine des Martres de Veyre a remplacé l'antique bac qui permettait de passer d'une rive à l'autre. Le nom de "bateau" a été conservé pour cet endroit au parfum de guinguettes. Plus haut le bourg profite des murailles naturelles de basalte pour s'ouvrir sur la place principale. Une tour de l'ancien château et sa chapelle devenue église parlent de la splendeur d'autrefois.
Tout dans la visite du village inspire le calme et le souci de donner vie à un riche patrimoine. C'est ce à quoi s'emploient, entre autres, les nombreuses associations de la commune.
Orcet
2 721
habitants - Alt. 400 m -
600 hectares
Orcet est lié à l'histoire de Gergovie par le passage de Jules César qui y établit son grand camp à l'époque de la bataille. Quatre bornes délimitent encore son emplacement.
La particularité architecturale du village réside dans le clocher bourguignon de son église. Le bourg a conservé son plan circulaire témoin des anciens remparts qui protégeaient la ville délimitant un quartier piétonnier central où l'on peut faire de nombreuses découvertes : tours, poternes, ruelles médiévales, ainsi que de nombreuses traces de l'activité viticole de la cité qui lui vaut la qualification de village vigneron.
Le village a, par ailleurs, organisé ses loisirs le long de l'Auzon.
A l'ouest se trouve l'étang des Pèdes ou l'on peut se délasser à l'ombre de grands arbres et éventuellement pratiquer la pêche. Près du centre, un camping 3 étoiles accueille toute l'année les touristes. Une aire de jeux pour enfants, un terrain de pétanque et un terrain de tennis complètent les possibilités d'activités. Pour les amoureux de la promenade, nombre de chemins, dont un sentier balisé de petite randonnée, partent du village à la découverte des environs.
La Roche Blanche - Gergovie
2 962
habitants - Alt. 420 m - 1 160 hectares
La commune s'étend largement sur le flanc sud du plateau de Gergovie et sur la rive gauche de la rivière Auzon. A sa vocation agricole première, surtout orientée vers la vigne et les vergers, s'est ajouté un caractère plus résidentiel souligné par un habitat individuel important.
Les vieux bourgs de La Roche Blanche et de Gergovie, progressivement réhabilités, offrent aux visiteurs un aperçu typique de nos villages tels qu'ils apparaissaient au début du XXème siècle.
La falaise calcaire qui domine La Roche Blanche et qui lui a inspiré son nom est une curiosité visible de loin. On peut encore observer à cet endroit les vestiges d'une occupation troglodytique. La tour qui s'élève au sommet de la falaise et semble monter la garde à l'entrée de la vallée apporte une touche médiévale au décor. Gergovie, que l'on pourrait appeler "Gergovie la Bataille", est bien le lieu mythique où César fut vaincu par Vercingétorix en 52 avant JC.
L'église du village présente la particularité d'être surélevée par un presbytère, habité par le curé jusqu'en 1960, et lieu de recherche et d'activité archéologique aujourd'hui.
Sur le plateau, paradis des cerfs-volants et des promeneurs que les grands espaces n'effraient pas, le musée de la Maison de Gergovie apporte aux visiteurs toutes les réponses à leurs interrogations historiques, archéologiques et géologiques concernant le site.
C'est une étape culturelle indispensable, qui plus est conviviale par la présence d'un restaurant panoramique à proximité. La Maison de Gergovie est également le siège de l'Office du Tourisme Gergovie Val d'Allier.
La Roche Noire
482 habitants - Alt. 410 m - 307 hectares
Le village est niché au pied d'une haute falaise basaltique percée de grottes préhistoriques, sur la rive droite de l'Allier.
Du bourg et du vaste plateau qui le domine, la vue s'étend sur des paysages incomparables depuis la vallée de l'Allier jusqu'à la chaîne des Puys et aux Monts Dore. Son église, ancienne chapelle castrale du XIIIème siècle entièrement rénovée aujourd'hui, rappelle, par sa disposition intérieure, celle des Baux de Provence.
Cette chapelle renferme un magnifique rétable du XVIIème siècle en bois sculpté et doré, de nombreuses statues classées et une exposition de vêtements sacerdotaux.
Une légende raconte qu'une colonne de l'armée romaine traversa sous la " Roche Margnac " (un des nombreux noms donnés au village) à l'abri de la falaise pour surprendre les gaulois de Gergovie lors de la campagne de César en Arvernie.
Aujourd'hui, La Roche Noire garde le charme discret des petits villages auvergnats dont le bâti témoigne d'un intense passé vigneron.
Saint Georges es Allier
1 008 habitants - Alt. 450 m - 942 hectares

La commune de Saint Georges es Allier est composée du bourg et de deux villages, Lignat et Ceyssat.
Le bourg, construit sur les flancs du Montfoulhoux domine Cournon et la plaine de Limagne.
Vers 1400, on désignait le village sous le nom de Saint Georges l'Ollière, terme désignant une fabrique de poterie dont certains vestiges ont été découverts.
Une légende le faisait dépendre d'une préceptorie des templiers.
Haut bourg fortifié au Moyen-Age, dont on peut aujourd'hui admirer les anciennes portes restaurées, le village tire sa fierté de son église des XIIème et XIIIème siècles dont la tradition veut qu'elle ait été bâtie par les Anglais.
Son caractère original permet d'accepter cette hypothèse, avec en particulier son porche et son portail qui sont un des plus précieux éléments architecturaux de ce genre.
Saint Georges s'ouvre à l'est sur la plaine de Billom, puis les monts du Livradois et du Forez.
La Sauvetat
600
habitants - Alt. 372 m - 798 hectares
Située en plaine, au milieu de terres fertiles qui en constituent la principale richesse, la commune bénéficie d'une agriculture dynamique, principalement orientée vers les céréales, les oléagineux ainsi que l'ail.
Le bourg est repérable de loin par la présence imposante d'un donjon du XIIIème siècle qui domine un quartier fortifié en bon état de conservation.
Le nom du village, " Sauvetat ", fait référence à sa fonction protectrice. Des moines soldats, les Hospitaliers, sont à l'origine de cet ensemble architectural qui apparaît dans la deuxième moitié du XIIIème siècle avec l'installation d'une commanderie, attestée à partir de 1287.
On peut y admirer, outre le donjon, la magnifique porte Saint-Jean, une tour carrée, une chapelle qui garde encore un trésor sous la forme d'une Vierge en Majesté en cuivre doré rehaussée d'émaux de Limoges.
Saint Maurice es Allier
768
habitants - Alt. 540 m - 540 hectares
Sur
le versant sud
du Puy Saint Romain, le bourg de
Saint Maurice borde la Comté en surplomb de l'Allier.
Point culminant des bords de Limagne (781 mètres) le Puy Saint Romain est aussi un haut lieu historique. Son sommet, un temps refuge des ailes volantes aurait porté jadis une église et un prieuré côtoyant des sépultures remontant aux premiers temps du christianisme auvergnat. Ses flancs auraient été percés de souterrains.
Le long de l'Allier le domaine des sources de Sainte Marguerite a perdu sa vocation de station thermale. La source Jules César indique la grande ancienneté de son utilisation.
Tout un réseau de sources a longtemps été prometteur d'un avenir ou curistes et baigneurs devaient vitaliser le site. Aujourd 'hui encore commercialement exploitées elles produisent un breuvage apprécié. Mais sur les côteaux ce sont la vigne et le vin qui marquent encore le paysage et l'architecture villageoise. Le château de Saint Maurice aurait été construit au 16ème siècle; restauré, il marque le bourg de sa force passée. Du centre de celui-ci, harmonieusement rénové, le paysage est immense sur des horizons de montagne. Le village voisin de Lissac est lui aussi riche de souvenirs historiques et s'attache à Saint Maurice comme un agréable faubourg.
Veyre Monton
3 503
habitants - Alt. 450 m - 1 211 hectares
D'où que l'on vienne, la colline de Monton s'impose à la vue. La statue monumentale de la Vierge qui la couronne permet de situer la commune au premier coup d'½il. A ses pieds, la falaise calcaire est percée de grottes aménagées qui constituent un ensemble troglodytique encore habité à la fin de la guerre de 14-18.
Au c½ur du bourg, les ruelles étroites autour de l'église fortifiée et les maisons tassées les unes contre les autres sont typiques d'une organisation urbaine défensive. De l'ancien château le vestige le plus marquant est la tour dite " du Bailli " qui constituait une de ses portes.
Au pied de la colline s'étend le village de Veyre au caractère plus moderne, abritant de nombreux services commerciaux et artisanaux le long de l'ancienne route nationale qui conduit vers le soleil. Sur le versant nord-ouest du plateau de Corent, le village de Soulasse présente la particularité d'un habitat à flanc de colline et une curiosité par la diversité de ses portes. Entre Monton et Veyre se dresse le Puy de Marmant réputé pour sa richesse botanique.